Mes journées en confinement

Journée type d’une maman naturopathe et entrepreneuse

Mon intention dans ce partage de ma routine est de vous livrer des idées pour organiser votre quotidien et vous exposer également les écueils que je rencontre dans cette période particulière. Je suis l’heureuse maman de deux enfants de 6 et 4 ans et voici le déroulé d’une journée type en ces temps de confinement.

Au réveil

J’ai, en général, un rituel matinal. J’aime prendre ce temps pour moi où tout est encore calme dans la maison et où les idées de la nuit sont encore claires. En effet, je suis très attentive à ce que je me dis au réveil, aux sensations de mon corps, si je me souviens de mes rêves (car ils peuvent être prémonitoires ou initiatiques). Ce point météo me permet de me connecter à mon corps et de « muscler » mon intuition.

Je procède ensuite à l’écriture d’affirmations, de gratitudes et je définis mon intention pour la journée qui commence.
Je prends alors le temps de méditer au moins 20 minutes pour élever mon énergie vibration et renforcer ma présence.

Afin d’avoir le temps de tout faire avant que les enfants ne se lèvent, je mets le réveil à 7h (plus tôt encore quand ils ont école).

En fonction de mes pistes de réflexion, de mon intuition ou de mes besoins, je tire une carte de l’oracle du peuple animal [1]. Le message de la carte va m’accompagner tout au long de la journée. Il va également me servir de fil conducteur pour développer ou expérimenter une émotion, une valeur à développer, prendre conscience de mes automatismes.

Vers 9h

Je pratique entre 20 minutes à 1h du sport, selon ma physiologie. En effet, lorsque je me sens trop fatiguée, je pratique uniquement la toilette musculaire : biokinésie (auto-massage des organes par le mouvement), yoga, stretching, danse, ...
Pour moi la priorité est de faire bouger le corps, de le mettre en mouvement pour faire circuler l’énergie et augmenter la motivation pour le reste de la journée.

10h30

Leçon avec les enfants pendant 1h environ.
Je fais les activités aux deux enfants en même temps et je dois dire que j’apprends à être PATIENTE !! Mais j’aime aussi partager ce moment avec eux.

12h30 : déjeuner

Je réalise un planning de menus pour la semaine, ce qui me permet d’anticiper les repas et d’être plus détendue quand vient l’heure de préparer à manger. Nous profitons du confinement pour instaurer des habitudes avec les enfants telles que mettre le couvert et débarrasser la table.
Je profites du printemps pour faire une détox pour nettoyer le foie en limitant voir supprimer les produits laitiers, les graisses, les oléagineux ainsi que les viandes (je n’en mange déjà qu’une fois par semaine).
Je prends également des tisanes pour le solliciter.
(voir mon article : "chouchouter votre foie".)

Après le repas

Je tiens au « petit repos » pour tout le monde.
Ce moment permet de poser les énergies et de recharger les batteries. C’est un temps que je privilégie car il est essentiel à notre physiologie. Il est important d’offrir à notre corps cette fenêtre de tranquillité, pour calmer notre système nerveux s’il a été mis à rude épreuve avec un stress et permettre au système nerveux végétatif de reprendre la main afin œuvrer pour la digestion et de recharger les accus.

Je fais une sieste de 10-15 minutes (selon si la nuit a été mouvementée, j’ai une petite qui se réveille encore la nuit !) ou je me plonge dans des lectures inspirantes ou articles de revue santé.

14h30-15h

Activité avec les enfants pendant une heure : peinture, lecture d’histoires, jardinage, etc.

19h30 : dîner

20h : activité avec les enfants ou film ou travail

21h : histoire et câlin avec les enfants dans leur lit. C’est un vrai rituel apprécié de tout mon petit monde. Nous en profitons au maximum pour calmer le mental, discuter, partager et rire.

Pour mon activité professionnelle, je m’adapte en fonction des jours de travail de Vincent, mon mari. Il est vrai qu’en ces temps particuliers, l’organisation est à recaler un peu chaque jour. Les habitudes sont bouleversées. Le quotidien de tout le monde est chamboulé.
Je m’organise dans la journée pour toujours consacrer du temps à mon activité professionnelle. Cette période m’a fait prendre conscience de mon besoin de me consacrer à mon activité, à tel point que je ressens une émotion de colère si je n’ai pas ce temps : cette colère me notifie ainsi que je ne suis là où j’aimerais être. J’ai beaucoup de gratitude pour cette prise de conscience car je ne pensais pas que mon travail comptait autant pour moi !
Et vous, de quoi vous avez pris conscience durant ce confinement ?

Je continue à proposer mes consultations de naturopathie mais en visio-rendez-vous (vous pouvez prendre rendez-vous, je suis toujours en activité), je continue de me former en e-learning, je planche sur un projet qui verra le jour en septembre : je vous tiendrai informés au moment voulu.
Bref, beaucoup d’investissements qui me demandent une organisation et un positionnement de tous les instants. Et oui travailler à la maison ne veut pas dire être libre non stop ! Cela demande un véritable engagement et de la persévérance… ce qui n’est pas toujours bien compris par l’entourage. J’aime mon métier, je suis heureuse d’accompagner les clientes dans leur transformation, d’écrire sur mon blog, d’étudier, de lire, de compléter mes connaissances pour être encore plus performante.

Un petit mot pour conclure

J’ai défini le canevas d’une de mes journées, mais je sais l’adapter en fonction de ma physiologie, de mes besoins prioritaires et de ce qui se passe aussi à la maison. Le plus souvent quand je dois changer mon organisation, je prends le temps de me demander si c’est ok avec mes besoins ? Si ce n’est pas le cas, je me mets en mode solution pour établir l’aménagement possible pour que mon besoin soit comblé tout en permettant à l’autre (mes enfants, mon conjoint…) d’y trouver son compte aussi.
Je procède comme ça la plupart du temps, mais pour être tout à fait transparente, il m’arrive de faire passer mes besoins en second plan et je sais aussi quand c’est ok ou pas. Quand ça n’est pas le cas, je prends une grande inspiration et je me scanne pour voir où l’émotion bloque. Je regarde la situation sous un autre angle : qu’est ce que je peux apporter, apprendre, vivre pour me dépasser. Car apprendre à apprécier la situation alors qu’elle ne colle pas à nos besoins ou à nos désirs est aussi un véritable exercice, un engagement vis-à-vis de soi-même pour être au maximum dans la joie. Cet exercice fait aussi parti du processus d’être responsable de son bonheur. Je n’attends pas que les autres me rendent heureuse, je le décide avant tout. Quand j’arrive à le faire, je prends un vrai pied, je me félicite et je me fais un petit « cadeau » ! Récompenser les petites victoires sont les premiers pas pour accéder aux plus grandes victoires.