L’apprentissage du bonheur

Une fois n’est pas coutume, c’est une nouvelle plume qui s’adresse à vous aujourd’hui sur le blog de Sophie Roullet. Je suis Nathalie et j’ai l’immense joie de travailler aux côtés de Sophie pour différents projets que nous vous dévoilerons dans quelques temps. C’est un bonheur sans cesse renouvelé de me sentir vivante et pétillante à chacune de nos séances de remue-méninges autour de la naturopathie et du développement personnel.

En parlant de bonheur… justement je viens vous parler une des mes dernières lectures inspirantes : il s’agit de « L’apprentissage du bonheur » de Tal Ben-Shahar. J’ai dévoré ce livre qui fait partie d’une bibliographie proposée dans le cadre de ma formation de coach.

L’auteur a été professeur de psychologie positive à Harvard et spécialiste « es bonheur » ! Il donne des conférences partout dans le monde sur le bonheur, l’estime de soi, la pleine conscience ou le leadership.

Son livre m’a tout d’abord permis de me questionner sur ce qu’est précisément le bonheur. Pas facile ! Je réalisais que j’étais incapable de donner ma propre définition d’un concept si important, j’en suis restée bouche bée. Je savais exprimer que je me sens heureuse quand j’ai le cœur ouvert, quand je ressens de la plénitude, quand je suis en lien avec ma nature profonde… Je sais me laisser guider par mes intuitions en me posant la question « est-ce que ceci ou cela me donne de la joie ? ». Mais donner une définition du bonheur … là j’ai calé ! Ma curiosité était piquée au vif et j’ai plongé dans cette lecture et cela m’a donné envie de vous partager mes prises de conscience.

Le bonheur, nous dit Tel Ben-Shahar, « occupe la première place dans la hiérarchie de nos préoccupations ». Les individus heureux réussissent dans maints domaines : les recherches établissent le lien bilatéral entre bonheur et réussite. La réussite contribue au bonheur et le bonheur augmente les chances de réussite. C’est un cercle vertueux. Pour l’auteur « le bonheur est la sensation globale du plaisir chargé de sens, c’est éprouver des sentiments positifs tout en trouvant une raison d’être à son existence ». Et oui, exprimé ainsi, tout s’éclaire ! Le plaisir, c’est le bénéfice immédiat et le sens, c’est le bénéfice futur : le bonheur est en quelque sorte un équilibre entre les eux.

De cette lecture j’ai notamment retenu la pertinence de ses 4 archétypes (que nous possédons tous en nous avec assurément une dominante) : le viveur, le fonceur, le défaitiste et le bienheureux. Pour vous résumer :

  • le fonceur sacrifie le plaisir immédiat au nom du bonheur à venir. La société renforce ce comportement en récompensant le résultat et non le processus. Combien de fois me suis-dit : je pourrai respirer et profiter de la vie quand j’aurais tel ou tel examen … hélas on confond alors soulagement ou apaisement et bonheur.
  • le viveur, lui, recherche le plaisir immédiat sans envisager les conséquences à long terme. Il enchaîne les plaisirs pendant que la vie perd son sens. Il croit fermement, mais de manière totalement illusoire, que l’effort est synonyme de souffrance et que le plaisir équivaut au bonheur.
  • le défaitiste renonce au bonheur et se résigne à croire que la vie n’a pas de sens. Prisonnier du passé, il est enchaîné aux échecs antérieurs de sa quête de bonheur. Le "zéro prise de risque" prime, mais la vie perd vraiment de sa saveur.
  • le bienheureux lui se pose la question de comment faire pour être heureux maintenant et plus tard. Il sait qu’il n’est pas toujours possible de concilier les deux et que le bonheur permanent est illusoire, ce qui lui permet de faire des choix optimistes.

Autre théorie pleine de sens à mes yeux : le bonheur est une fin en soi, c’est « le capital suprême pour les êtres humains ». La fortune ou la célébrité, par exemple, sont subordonnées au bonheur mais ne sont aucunement une fin en soi. Le bonheur doit donc être le moteur de nos actes, le but vers lequel tendent tous les autres. On sacrifie malheureusement bien souvent le bonheur au profit de l’argent ou de considérations matérielles qui ne sont que des moyens et cela nous fait ressentir un vide existentiel.

Alors comment faire pour être heureux ?

  • On se fixe des objectifs : les gens qui se fixent des objectifs ont plus de chance de réussir. Il s’agit de s’engager, d’être motivé, de savoir pour quelle raison on se met en route.
  • On prend plaisir au chemin qui mène à son objectif : être ici et maintenant plutôt que de se projeter toujours plus loin.
  • On privilégie des objectifs auto-concordants, c’est-à-dire des buts que l’on choisit par pure conviction personnelle et par intérêt pour tel ou tel domaine. Pour cela, il faut savoir résister à la pression sociale, à ce que l’on imagine que les autres voudraient que l’on fasse ou que l’on soit… Pour savoir si un objectif est auto-concordant, on le passe au crible de plusieurs cercles concentriques : ce que je sais faire, ce que je veux faire, ce que je veux vraiment faire, ce que je veux vraiment, vraiment faire.
  • On vise « l’état de flux » : se donner des buts à sa mesure, en équilibre entre notre niveau d’aptitude et la difficulté de la tâche, donc sans angoisse et sans ennui.

Et comme le cerveau adore quand on lui pose des questionne :

  • on se questionne « comment puis-je être plus heureux ou heureuse que je ne le suis ?  » Le bonheur n’est pas un point fixe mais un processus constant.
  • on se programme des petits rituels de gratitude : par exemple, chaque soir, se noter dans un joli cahier les 3 choses ou moments pour lesquels on éprouve de la gratitude. Cet exercice nous apprend à apprécier les côtés positifs de sa vie au lieu de les banaliser.

Je vous ai livré ici, de manière subjective, seulement les notions que j’ai retenues ou qui m’ont le plus marquée. Si vous souhaitez approfondir le sujet, je vous invite à lire cet ouvrage fort inspirant. Belle lecture et surtout prenez soin de vous et de votre bonheur !

Nathalie Guillaumin-Pradignac

L’apprentissage du bonheur, Tal Ben-Shahar, 2007 (disponible aussi en e-book)