Il était une fois...

Dans le monde des émotions

Il était une fois un monde qui s’est arrêté pendant presque deux mois. Une période durant laquelle des choses sont intervenues ou non pour chacun d’entre nous.

Pour ma part, des prises de conscience et des changements ont eu lieu. Des situations heureuses et moins confortables se sont passées mais toutes m’ont été profitables. Je viens vous dresser une sorte de bilan du confinement qui pourra peut-être vous permettre de vous retrouver dans ce récit ou de regarder sous un autre angle ce que nous venons de vivre.

Le week-end avant le début du confinement, j’animais une session d’initiation au jeûne. Il avait été plus qu’évoqué que le confinement allait se présenter, et j’ai voulu commencé le stage par une phrase de Marc Aurèle « Mon Dieu, donnes-moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de distinguer entre les deux ».
Cette phrase qui a été le fil conducteur du stage est restée gravée en moi dans la période qui allait suivre. Cette phrase s’adaptait très bien au stage du jeûne puisqu’il y a des moments où il est nécessaire d’accepter ce moment d’absence de nourriture et d’utiliser le courage pour changer notre façon de voir les choses et de transformer notre façon d’être pour accueillir le nettoyage qu’opère notre corps.
Cet adage m’a bien été utile lorsque le confinement a été prononcé. Un mélange d’émotions m’a traversé : peur, colère et « enfin un temps OFF ». J’ai ressenti de la peur en me questionnant sur « comment va se passer ce temps de confinement avec les enfants ». L’idée de l’instruction à l’école m’avait déjà traversée l’esprit mais de là à le vivre dans mon quotidien, il y avait une marche. J’ai connu la peur du virus et de ses conséquences pour mon entourage, pour mes enfants ou même pour Vincent, mon mari. Comment accompagner ma famille à vivre ce moment sereinement si moi-même je n’étais pas au clair vis-à-vis de la situation ?

Tout d’abord, nous avons assez vite limité les informations à tous les deux jours et une fois par jour pendant la première semaine. Puis, nous avons complètement arrêté car c’était devenu trop anxiogène pour nous adultes et je me suis rendue compte que ça l’était aussi pour les enfants.
Ensuite, j’ai fait en sorte de prendre soin de mon corps pour me sentir en vitalité afin de m’assurer qu’il serait en capacité de combattre le virus du mieux qu’il pourrait.

J’ai contacté mes peurs. Car oui, les peurs font baisser l’immunité. Je voulais donc absolument les apaiser afin d’en diminuer les effets et je me suis organisée pour mettre en place une routine matinale. La méditation fait partie intégrante de ma routine, ce qui me permet de prendre conscience de l’état émotionnel dans lequel je suis et de regarder mes peurs de façon plus sereine. Le meilleur moyen pour apaiser une émotion quelle qu’elle soit est d’aller la visiter. Je sais que cela demande du courage et nous revenons à la citation du début « le courage de changer ce que je peux changer » ! En d’autres termes, je ne peux pas changer la situation mais je peux changer les émotions liées à cette situation. Je vous promets que ça fait toute la différence.
Par conséquent, j’ai été voir toutes les émotions liées à ce début de confinement : la peur, la colère et la joie. La joie d’avoir enfin un temps OFF car j’oriente mon métier d’une autre façon. Je me forme énormément cette année et je n’avais pas l’espace temps nécessaire pour me poser et le faire sereinement. Le confinement m’a offert ce temps.
Nous en avons profité pour faire du rangement, nettoyer, jardiner, organiser, mettre de côté ce dont nous n’avions plus besoin. En bref, un vrai nettoyage de printemps qui a fait un bien fou à la maison mais aussi à notre énergie, notre tête. Un tel ménage facilite le renouvellement des énergies de la maison, du jardin, etc. J’en ai profité pour faire brûler de la sauge : une plante parfaite pour purifier les lieux.

Mais le quotidien avec les enfants n’a pas été tout à fait comme je l’avais imaginé. J’aime passer du temps avec mes enfants (comme la majorité des parents) et je me suis laissée emporter par cette vague qui, peut-être inconsciemment, me permettait d’avoir une bonne excuse pour ne pas me mettre à l’oeuvre pour mon activité professionnelle ! Lors d’un week-end, j’ai ressenti une colère lancinante, une sensation bizarre, comme si je n’étais pas là où il fallait et quand il fallait. La prise de conscience a été sans appel une fois que j’ai eu le courage d’aller voir ce que me disait cette colère : et oui, je passais « trop » de temps avec mes enfants en laissant de côté une autre partie de moi qui m’anime, qui me met en joie : mon métier ! La naturopathie, zéro mental, mes formations annexes : j’avais mis tout cela un peu de côté. Je ne profitais pas de ce temps pour me réinventer. J’enviais ces influenceurs (pour moi ce sont plus des inspirateurs, je n’en suis que 4 mais qui correspondent à mes valeurs) sur les réseaux qui surfaient sur la vague du confinement pour continuer à exercer leur métier, à faire ce qu’ils aiment, ce qui les animent. Oui j’aime mes enfants et j’aime passer du temps avec eux et j’aime aussi mon métier qui m’épanouit. Et c’était bien là le dilemme : comment puis-je m’occuper de mes enfants si je passe du temps à faire autres chose ? Comment puis-je satisfaire ces deux parties de moi qui m’animent et qui me donnent de la joie sans en délaisser une ?
Merci colère de m’avoir permis de pointer du doigt ce dilemme qui est venu à la conscience sous forme de colère de plus en plus intense. Lorsque j’ai pris conscience de ce qui se jouait en moi. J’en ai parlé avec Vincent et lui ai fait part de mon besoin de consacrer plus de temps à mon métier et lui ai proposé de changer notre organisation. Une fois ceci mis en place, je me suis mise en action. Et j’ai kiffé !!! Grâce à cette expérience, j’ai réalisé que mon métier fait partie intégrante de moi et que j’en ai besoin pour me sentir pleinement épanouie, en plus de ma sphère familiale.

Une autre sphère de ma vie a pas mal bougé pendant cette période : le couple ! Et oui une sphère qui, mine de rien, a aussi son importance dans mon équilibre vital. Ce confinement nous a donné l’espace pour nous retrouver pendant que d’autres se sont séparés. Et je peux très bien comprendre que cette période ait pu révéler à chacun de nous les vrais besoins à combler et que rester avec l’autre ne permettait pas de les satisfaire. Pour nous, un nouvel élan a eu lieu. Le nettoyage de printemps que nous avons effectué au début de confinement dans la maison, nous a donné l’élan de revisiter notre couple, de nous poser différentes questions : où nous en sommes individuellement, où nous voulions aller individuellement, où nous voulions allez ensemble et est-ce possible d’allier les deux ? Ce questionnement n’a pas été confortable au début mais petit à petit des ouvertures se sont créées. Nous avons pu définir quel couple nous voulions être, même si des ajustements sont encore à faire. Le plus gros a été évoqué. De nouvelles perspectives sont en vue en respectant qui nous sommes aujourd’hui. Nous avons 10 ans de vie commune. Chacun a évolué pendant ces 10 ans, nous sommes devenus parents, nos professions ont évolué. Nous avons eu des prises de consciences, nous ne sommes plus les mêmes individus que lorsque nous nous sommes rencontrés. Je crois que j’avais aussi besoin de faire en quelque sorte le deuil du couple que nous étions avant, pour donner une nouvelle impulsion, dynamique à notre couple d’aujourd’hui. Je suis très heureuse que nous ayons pris notre courage à deux mains de l’avoir fait, de s’y tenir, du mieux que l’on peut. Je ne peux que vous encourager à le faire, si vous sentez que vous êtes à la croisée des chemins dans votre couple. Vous pourrez être surpris(e)s de ce qui peut en ressortir !

J’ai aussi connu la tristesse pendant ce confinement. J’ai perdu ma chatte pendant cette période. Alors c’est vrai que certains vont dire que ce n’est qu’un chat, il n’empêche qu’elle faisait partie de la famille. Alors oui, je l’ai pleurée. Un jour, elle est partie et nous l’avons retrouvé morte une semaine plus tard. En plus de la tristesse, j’ai ressenti de la culpabilité : « j’aurais dû faire ceci, cela etc. ». J’ai connu aussi la honte : « je n’avais pas fait assez attention à elle, que vont dire les autres ». Et je voyais le film que mon mental était en train de réaliser avec tout ce questionnement. Je ressentais ce qu’elle a pu ressentir. Alors que je ne pouvais pas ressentir comment elle a vraiment vécu cette période. J’ai pris conscience en plein footing, le lendemain que nous l’avions retrouvé, que c’était mes blessures qui remontaient, que c’était les blessures de ma petite fille blessée qui se manifestaient. Alors j’ai pleuré Helline (notre chatte), j’ai bercé ma petite fille blessée. J’ai remercié Helline d’être revenue chez nous reposer en paix. Une phrase tournait en boucle dans ma tête le soir où nous l’avons retrouvée : « ce qui est, est ». Il est vrai que je ne pouvais changer ce qui était arrivé. Par contre, vivre ma tristesse, la colère de son départ, m’ont permis d’accepter au mieux « ce qui est » !

Tout ça pour vous dire que quoiqu’il arrive, visitez vos émotions, vivez vos émotions à fond, pleurez si vous êtes triste, criez (dans un coussin, dans un champ…) si vous êtes en colère, riez si vous ressentez de la joie. Tout ce que vous ferez permettra à votre énergie de circuler et ne pourra pas se cristalliser dans votre corps. L’expression vos besoins met également en mouvement les énergies.

Pour finir, j’ai souhaité faire le tirage de carte de l’Oracle du peuple animal de Arnaud Riou, un des mes mentors et formateurs afin de savoir quel animal va nous accompagner pour la suite.

Le porc-épic, (j’adore cette carte) fait parti de la catégorie de l’introspection.
« J’ai gardé de l’enfance mon aptitude à m’émerveiller. Ma plus grande force, c’est ma tendresse. »

Lorsque le porc-épic vous apparaît dans le tirage, c’est généralement pour réveiller l’instinct de votre enfant intérieur. Restez-vous naïf ? La naïveté est-elle chez vous synonyme de fragilité ? Vivez-vous la vulnérabilité comme une dimension péjorative ? Le porc-épic vous interroge sur votre goût du jeu. Savez-vous jouer, vous amuser d’un rien et apprécier les petites plaisirs simples de la vie. Savez-vous apprécier le coucher de soleil, la lumière qui se reflète sur la feuille d’une plante ? Savez-vous encore vous émerveiller de la trajectoire d’une fourmi ? Du vol d’un papillon ? Quand jouez-vous ? Que faites-vous pour le plaisir ? Peut-être que l’adulte chez vous a pris trop de place... Remplissez-vous vos journées de choses sérieuses ? Prenez-vous le temps de rire ? Peut-être vous laissez-vous aller à la gravité. Dans tous les cas, le porc-épic, malgré tous ses piquants, ne vous invite qu’à venir jouer avec lui.

Le message du porc-épic :
Je suis le porc-épic. Mon cœur est tellement tendre, ma joie est tellement profonde que j’ai cru nécessaire de me protéger avec mes piquants. J’ai gardé la joie de l’enfant, sa naïveté, sa spontanéité. Cet accès à l’enfance est un accès à la poésie, à la magie, à l’élégance du geste. Je ne suis pas obsédé par l’objectif, je fais mienne cette maxime qui nous dit que le but du chemin, c’est le chemin lui-même. Alors, je prends mon temps, je marche un pas après l’autre, je goûte un fruit après l’autre. Je jouis de caque petit instant. Je viens te chercher pour mettre plus de jeu dans ton œuvre. Le jeu n’a rien de péjoratif. On joue au football et on peut intéresser la planète entière, on joue au loto et on peut faire fortune. On joue au théâtre et on fait rêver son public. Jouer, c’est goûter pleinement la saveur de chaque instant...
Alors, je te demande ... Veux-tu venir jouer avec moi ?

Que le porc-épic vous accompagne à mettre du jeu, de la joie et de l’émerveillement dans votre vie.
Une petite citation pour finir : « Le monde ne mourra jamais de manque de merveilles, mais uniquement par manque d’émerveillement » !

Bien à vous pour la joie d’être en santé !